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Jeu pour les armes


Quatre femmes, et quatre hommes armés à la grecque, font ensemble une manière de jeu pour les armes.
Les Amants magnifiques, Sixième intermède, quatrième entrée de ballet.

La danse armée est mentionnée par Héliodore dans les Ethiopiques, associée aux "Jeux Pythiens" (1).

Dans son Orchésographie (1589), Thoineau Arbeau explique la nature de cette danse (dénommée "pyrrhique"), qu'il rapproche de celle des Matassins (voir "Matassins"), qui en constituerait une version bouffonne (2).


(1)
[Théagène ordonne un banquet auquel il convie Chariclée]
Il n’est pas besoin, pour vous ennuyer, que je vous récite au long toutes les singularités qui se virent au banquet, comme les mascarades et les danses des jeunes filles, les Ménestriers qui jouèrent des flûtes, les jeunes hommes qui dansèrent la danse armée que l’on nomme Pyrrichia, et les autres gentillesses dont Théagène rendit le festin plus célèbre […].

(Les Amours de Théagènes et Caricléa, histoire éthiopienne, traduction de Jean de Montlyard, édition de 1633, livre 3e , p.204)

(2)

LES BOUFFONS.
Les Saliens ou danseurs institués par le Roi Numa en nombre de douze, pour célébrer les fêtes sacrées à Mars, étant vêtus de robes peintes, avec riches baudriers et bonnets aigus, les braquemarts au côté, les petites baguettes en la main droite, et en la main gauche les boucliers (desquels l'un était comme on disait descendu du Ciel) dansaient au son des tibies, et faisaient gesticulations militaires, tantôt les uns après les autres, tantôt ensemblement.
Capriol.
Ceste danse, n'était ce pas la danse armée appelée Pyrrhique, que Minerve dansa de joie après les Titanes vaincus?
Arbeau.
La fable dit que les Curètes inventèrent cette Pyrrhique pour amuser le petit enfant Jupiter, à leurs gesticulations, et au bruit qu'ils faisaient de leurs épées heurtées contre les boucliers […].
(p.97-98)




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