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Un feu pur


"C'est un feu pur et net comme le feu céleste,
On ne pousse avec lui que d'honnêtes soupirs,
Et l'on ne penche point vers les sales désirs.
Rien d'impur ne se mêle au but qu'on se propose."
Les Femmes savantes, IV, 2 (v. 1205-1209)

Un "feu céleste" est également célébré dans Les Progrès de la vie spirituelle, selon les différents états de l'âme (1675) de François Guilloré :

Sur la pureté de l'âme.
Je ne sais pas ce que vous pensez de la pureté de l'âme, mais elle fait tellement son lien avec Dieu qu'il n'est qu'elle qui soit capable de l'arrêter, de le loger, de le faire notre possession.
L'âme n'est pas plus tôt accoutumée à cette présence divine dont j'ai parlé dans la première instruction, qu'elle se sent pressée incontinent d'être toute pure. Car étant pressée de la passion de se voir unie à Dieu, elle respire avec une ardeur continuelle tout ce qui peut lui donner de la capacité à cette union. Elle sent et connaît que la pureté en est l'unique moyen. C'est pourquoi il n'y a point de voie qu'elle ne prenne pour y parvenir; comme d'être dans une continuelle veille sur elle-même, dans les fréquentes confessions, dans les plus dures austérités, dans des aspirations amoureuses en tout temps et en tout lieu, dans de saintes indignations contre sa corruption. Cela vient d'un certain feu impatient et céleste que Dieu allume dans son coeur, et qui la fait courir après l'union.
(éd. de 1687, p. 506)

(voir également "du commerce des sens nette et débarrassée" et "comme une chose indigne")




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