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Un certain animal


"Car, voyez-vous, la femme est, comme on dit, mon maître,
Un certain animal difficile à connaître,
Et de qui la nature est fort encline au mal;
Et comme un animal est toujours animal,
Et ne sera jamais qu'animal, quand sa vie
Durerait cent mille ans, aussi, sans repartie,
La femme est toujours femme, et jamais ne sera
Que femme, tant qu'entier le monde durera"
Dépit amoureux, IV, 2 (v. 1245-1252)

L'assimilation de la femme à un animal est un lieu commun de l'humour misogyne, qu'on retrouve en particulier dans :

Devenue proverbiale (2), elle est aussi particulièrement fréquente dans le discours des pédants de la comédie italienne ou italianisante (voir "de qui la nature est fort encline au mal").


(1)

Et c'est pour cette raison aussi que j'appelle du jugement de cette sorte de monstre qu'on appelle femme. Je me tiendrais entièrement déshonoré de l'approbation de ces animaux faibles et débiles, qu'on peut dire n'avoir jamais rien aimé ni produit de bon que l'homme ;qui n'ont de raison que ce qu'il leur en faut pour la combattre ; dont l'âme n'est pas moins sujette aux changements de la lune que le corps ; et l'esprit desquels n'a pas des appétits moins déréglés que ceux que leur causent tous les jours leurs maladies d'amour ou leurs grossesses.
(La Mothe le Vayer, Le Parasite mormon, 1650, p. 85)

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(2)

Si femme vaut, vaut un empire
Si est autre, au monde il n'y a bête pire.
(Recueil de Gruther, cité par Le Roux de Lincy, p. 231)

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(3)

La femme étant un excrément de la nature et, comme disaient les anciens poètes, le superflu de la matière qui restait de l’homme, a aussi une grande correspondance avec tous les animaux irraisonnables. L’homme seul, cet animal divin et microcosme, et abrégé des plus rares objets de l’univers, est unique, qui, par un ascendant avantageux, a eu la raison en partage ; la femme n’en a eu qu’une petite parcelle ; aussi symbolise-t-elle toutes sortes de bêtes.
(Tabarin, Question XXIV, "A quoi ressemble l'humeur d'une femme ?", dans Recueil des questions tabariniques, Oeuvres complètes de Tabarin, P. Jannet, 1858, p. 187)

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(4)

La femme d'elle-même est un bel animal :
Un animal aimé, la source de l'espèce
Où la nature verse et donne avec largesse
(Dorimond, Les Amours de Trapolin, sc. III, v. 370-372)

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(5)

On peut dire sans calomnie des femmes qu'elles sont fragiles, Mulierem fortem quis inveniet, procul et de ultimis finibus pretium ejus, disait le plus sage roi du monde ; elles sont légères, inconstantes, incapables d'aucun secret, ambitieuses, avares, violentes dans tous leurs désirs, dissimulées et de peu de foi, et pour couronner ces épithètes par la définition de Démocrite, la femme est un animal menstrual, sujet aux influences et aux révolutions de la Lune, l'ayant souvent dans la tête [...].
(Richesource, VIIe conférence, p. 77)




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