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Tous les grands hommes ont toujours du caprice


"C'est une chose admirable, que tous les grands hommes ont toujours du caprice, quelque petit grain de folie mêlé à leur science."
Le Médecin malgré lui, I, 4

L'idée que les grands hommes ont toujours un grain de folie apparaît aussi :

  • chez La Mothe le Vayer :
    • dans l'Opuscule, ou Petit traité sceptique sur cette commune façon de parler : n'avoir pas le sens commun (1646) (1)
    • dans le VIe dialogue de La Promenade (1663) (2)

  • dans le traité de Sénèque, Du repos et de la tranquillité de l’âme, traduit en 1658 (3).


(1)

les plus sages des hommes ont reconnu qu'il n'y en a point au monde qui n'aient toujours, comme on dit, quelque grain de folie, ou je ne sais quoi de discordant à l'égard des autres
(La Mothe le Vayer, Opuscule, ou Petit traité sceptique sur cette commune façon de parler : n'avoir pas le sens commun, 1646, p. 208)

(2)

il n'y a point d'esprit si élevé qui n'ait dans ses plus hautes spéculations quelque grain de démence, s'il en faut croire Sénèque [L. de Tranq. c. 15.], non potest grande aliquid et supra caeteros loqui, nisi mota mens.
(La Mothe le Vayer, La Promenade, VIe dialogue, 1663, dans Oeuvres, 1756, IV, 1, p. 185-186)

(3)

Car soit que nous croyons Anacréon Poète grec, il y a quelque fois du plaisir à faire le fol, soit que nous voulions croire Platon, jamais un homme de sens rassis n’a pu s’ouvrir les portes de la poésie, soit que nous écoutions Aristote, il n’y eut jamais de grand esprit, sans quelque mélange de folie. L’âme ne peut rien produire de plus grand ni de plus sublime que les autres, si elle n’est émue et comme transportée hors de soi.
(Sénèque, Du repos et de la tranquillité de l’âme, dans Les Œuvres de Sénèque de la version de Pierre Du Ryer, t. II, Paris, Sommaville, 1658, p. 252-253)




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