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Si les choses me touchent


"Pour moi, quand je vois une comédie, je regarde seulement si les choses me touchent, et lorsque je m'y suis bien divertie, je ne vais point demander si j'ai eu tort, et si les règles d'Aristote me défendaient de rire."
La Critique de L'Ecole des femmes, sc. VI

Cette idée est également défendue

  • dans une lettre du chevalier de Méré, adressé à Costar (décédé en 1660) :

Quelques grands critiques que vous puissiez consulter, vous ne sauriez vous passer de votre sentiment particulier pour juger des bons auteurs ? Et qui vous a dit que le savant Scaliger a sainement jugé ? Peut-être un autre critique, me direz-vous. [...] Pour connaître le vrai mérite des écrits, on fait mieux en les lisant d'examiner en soi-même sans prévention.
(Lettres de Monsieur le chevalier de Méré, 1682, t.I, p. 133-134)

  • dans la Critique des deux tragédies d'Euripide et de Mr Racine (1675) de Pierre Perrault :
Selon que les choses me frappent l'esprit, j'en parle et en fais mon jugement, n'attendant point pour cela de savoir comme sont ceux de qui je parle, quel est celui de ceux qui ont réputation de s'y connaître, m'imaginant que ce qu'ont écrit les auteurs anciens et qu'écrivent les modernes est pour tout le monde et qu'il n'est pas nécessaire de prendre attache de ces Messieurs pour approuver ou désapprouver un ouvrage.
(P. Quinault, Alceste, suivi de la Querelle d'Alceste, éd. W. Brooks, B. Norman et J. Zarucchi, Genève, Droz, 1994, p. 125-126).




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