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Quelque assassinat de ma franchise


"Que craignez-vous ? - Quelque vol de mon coeur, quelque assassinat de ma franchise."
Les Précieuses ridicules, sc. IX.

L'hyperbole comique des "yeux assassins" parodie un motif topique du discours amoureux des XVIe et XVIIe siècles (voir "vos yeux ont fait ce coup fatal").

La plaisanterie n'était pas neuve.

Elle avait été mise en oeuvre, entre autres, par Scarron dans sa comédie de L'Héritier ridicule ou la Dame intéressée (1650) :

Ah! vous m'assassinez de certaines oeillades,
Qui ravissent les gens en les faisant malades.
Vos yeux m'ont inspiré de certains sentiments,
Qui sont fort opposés aux saints commandements.
Madame, fermez-les, fermez-les ces paupières,
Ces assassins qui font enfler les cimetières"
(III, 3, p. 63)

Dans Le Déniaisé (1648) de Gillet de la Tessonnerie , Pancrace, pour faire sa cour à Lisette, la compare aux monstres de l’Antiquité :

O Scylle dangereux où je ferai naufrage ! O bel œil sanguinaire [...].
(II, 7)




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