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Nous sommes perdus, si cet entretien dure


"Nous sommes perdus si cet entretien dure"
L'Etourdi, IV, 2 (v. 1435)

Le jeu de scène de l'interrogatoire, qui succède à celui de la répétition ("des leçons étendues"), figure dans plusieurs comédies et soggetti italiens antérieurs à L'Etourdi : une jeune fille ou un jeune homme étourdi doit répondre à une série de questions soupçonneuses du vieillard auprès duquel il (ou elle) se présente sous une fausse identité. Le valet rusé déploie tous ses efforts pour lui apporter son aide.

On le relève, en particulier, dans

  • la comédie La Emilia (1579) de Luigi Groto (II, 2, p. 22)

PANTALONE fuori, Zanni li mostra la schiava. Pantalone fà lazzi, l’interroga. Zanni suggerisce, fatti lazzi. Pantalone la mena in casa. Zanni si ritira.
(Atto primo)

  • la comédie imprimée Le schiave (Venetia, Salvadori, 1637):
PANTALONE :
voio un puogo interrogarla per sentir quel che me responde e chiarir qualche sospetto. An dimme un puogo, fia mia, tir recodistù del nom de tò madonna mare ?

ZANNI :
Oh quella madonna Pandora l'era pur la suffitiente padrona, daspo chez l'è morta, lei e pol dir, che la morta la femmina della Communità, perche fera del ben a tutti.

CLORINDA :
Pandora era il suo nome, non volete ch'io me ne ricordi.

PANTALONE :
Tassi, ti altro linguaizzo, non responde dove non xè chiamao. La vostra patria, come se domanda ?

ZANNI :
Venetia l'è una città che chi non la vede non la pretia.

PANTALONE :
Non parlò con ti, ser bestia.

ZANNI :
Ne manco mi parlo con la signora vostra.

CLORINDA :
La nostra patria è Venetia.

ZANNI :
Oh cosi, stè bene in zervella.

PANTALONE :
Vè recordè la contrada, dove sta nostra casa ?

ZANNI :
Quella strada del Rialto, l'è la più bella de tutte le altre.

CLORINDA :
La casa nostra è posta in Rialto, ma perchè tante domande ?
(réf)

  • les notes de l'Arlequin Biancolelli pour le spectacle "Les Trompeurs trompés", joué sur la scène du Palais-Royal, dans les années 1660 :

Je viens avec Scaramouche déguisé en Turc; Spezzafer feint de parler turc avec moi, je lui dis que je ne l'entends pas, parce que je suis apparemment d'une autre Turquie; il me demande d'où je suis, je lui réponds : "De Vaugirard"; il découvre la fourberie, veut me maltraiter, et je me sauve.
(éd. D. Gambelli, Arlecchino a Parigi. Lo scenario di Domenico Biancolelli, Rome, Bulzoni, 1993, t. II, p. 693)




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