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Mon infirmité


"Mais j'attends, en mes vœux, tout de votre bonté,
Et rien des vains efforts de mon infirmité.."
Le Tartuffe, III, 3 (v. 953-954)

Le terme est très répandu dans le langage de la dévotion.

On le retrouve, par exemple, dans


(1)

Ton amour fait tous ces miracles :
C'est lui qui me prévient sans l' avoir mérité ;
C'est lui qui brise les obstacles
Qui naissent des besoins de mon infirmité.
(III, 8)

De mille objets impurs l' abominable foule,
Qui jusqu'au fond du coeur en moins de rien se coule,
N'a pas pour en sortir même facilité :
Leur plus légère idée a peine à disparaître ;
Le soin de l' effacer souvent l' obstine à croître,
Et montre ainsi l' excès de mon infirmité.
(III, 20)

Toi seul es donc mon espérance,
L'appui de mon infirmité,
Le Dieu saint, le Dieu fort, qui fait mon assurance,
Qui me console en ma souffrance,
Et m' aime avec fidélité.
(III, 59)

Toi seul est ma gloire, en toi seul est ma joie,
Et quoi que l' avenir en ma faveur déploie,
Je les veux prendre en toi, sans faire vanité
Que du sincère aveu de mon infirmité.
(IV, 40)

(2)

Que si quelqu'un vous dit que l'on peut vivre dévotement sans la pratique de ces avis et exercices, ne le niez pas, mais répondez amiablement que votre infirmité est si grande qu'elle requiert plus d'aide et de secours qu'il n'en faut pas pour les autres.
(éd. de 1662, p. 565)

Mais d'autant que ces affections renaissent aisément en l'âme, a raison de notre infirmité et de notre concupiscence, qui peut être mortifiée mais qui ne peut mourir pendant que nous vivons ici bas en terre, je vous donnerai des avis lesquels étant bien pratiqués vous préserveront désormais du péché mortel et de toutes les affections d'icelui.
(p. 81)




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