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Mi servir a ti


"Chiribirida ouch alla,
Star bon Turca,
Non aver danara
Ti voler comprara,
Mi servir a ti,
Se pagar per mi,
Far bona accina,
Mi levar matina,
Far boler caldara,
Parlara, parlara,
Ti voler comprara."
Le Sicilien, sc. VIII

Une scène de turquerie en langue franque concluait la comédie du Mari sans femme de Montfleury, publiée en 1666 :

JULIE
On me livra sans peine à l'objet de ma haine,
Il vous plut de souffrir qu'on en usât ainsi,
On vous force à me rendre, et je le souffre aussi?
On chante
O Giornata
Fortunata !
Ringraziar Mahometa,
Mi donner la libertà,
Di tonar in Patria
Allegria.

Hà, hà, hà, hà, hà, hà, hà, hà, hà,
Hà, hà, hà, hà, hà, hà, hà, hà, hà, hà, hà.
Mi rompir Catena,
Ti donar Femina,
Allegria.

Hà, hà, etc. Libertà.
Voglio casciar d'amar vaga beltà
L'amore fa penar
E troppo sospirar
La crudeltà,
Libertà, libertà, etc.

Air pour les Turcs.

O le bon Pays que la Turquie,
Si l'on y buvait du Vin,
Sitôt qu'une Femme ennuie,
Sans autre cérémonie,
On la donne à son Voisin.
O le bon, etc.

S'il ne fallait que passer la Mer,
Et se rendre en Alger,
Pour rompre un Mariage,
Plus de la moitié des Maris
Qui sont aujourd'hui dans Paris,
Feraient dès demain le voyage.

D. BRUSQUIN, après qu'on a dansé.

Hélas, tous mes Amis se moquant de ma flamme,
Ne m'appelleront plus que le Mari sans Femme ;
Mais que ferais-je, enfin, il faut s'en consoler ;
Bien des gens que je vois, voudraient me ressembler.
On reprend ici le même divertissement
(V, 11, Les Oeuvres de Montfleury, 1705, t. II, p. 312)




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