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Les pieds de mouton qu'elles emploient


"Quatre valets vivraient tous les jours des pieds de mouton qu'elles emploient."
Les Précieuses ridicules, sc. III

Dans L'Ecole des femmes, Arnolphe interdira à Agnès d'user de "ces eaux, ces blancs, ces pommades".

Dans L'Héritier ridicule ou la Dame intéressée (1650) de Scarron, Paquette déclare :

Telle que je suis, on en voit d'aussi belles
Que ces dames de prix, en qui, souvent dit-on,
Blanc, perles, coques d'oeufs, lard et pieds de mouton,
Baume, lait virginal, et cent mille autres drogues,
De têtes sans cheveux aussi rares que gogues,
Font des miroirs d'amour, de qui les faux appas
Etalent des beautés qu'ils ne possèdent pas.
(V, 1, p. 112)

Dans La Précieuse (1656-1658) de l’abbé de Pure, il est question des mêmes substances, utilisées pour les soins féminins :

je dis ce que j'avais vu pratiquer à plusieurs dames soir et matin [...] comme la pommade de la moëlle de pied de mouton détrempée dans la même eau était extrêmement détersive et nettoyait fort bien le teint
(éd. Magne, Paris, Droz, 1938, t. II, p. 126)




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