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Le Moine Bourru


"Et dites-moi un peu, le Moine bourru, qu'en croyez-vous? eh! - La peste soit du fat! - Et voilà ce que je ne puis souffrir; car il n'y a rien de plus vrai que le Moine bourru, et je me ferais pendre pour celui-là. "
Don Juan ou le Festin de pierre, III, 1

La croyance au moine bourru avait été évoquée


(1)
Je guéris les malades du loup-garou leur donnant un coup de fourche justement entre les deux yeux, je fais sentir les coups aux sorciers pourvu qu'on les batte avec un bâton de sureau. Je délie le moine bourru, aux avents de Noël, lui commande de rouler comme un tonneau, ou traîner à minuit les chaînes dans les rues, afin de tordre le col à ceux qui mettront la tête aux fenêtres.
(p. 90-91)

(2)

Il me souvient d'une terreur panique qui saisit les femmes en Hollande il y a quinze ou seize ans et qui leur persuada qu'il y avait des enragés qui couraient les rues sur le soir, et qui coupaient le nez à toutes celles qu'ils rencontraient. Il ne se passait aucun jour qu'on ne fît cent contes de ce qui était arrivé la nuit précédente; on nommait les personnes ; et on marquait toutes les circonstances des prétendus assassinats. Le magistrat en faisait une exacte recherche, et quoiqu'il ne se trouvât jamais aucune personne blessée, et qu'il n'y eût que l'imagination du menu peuple qui le fût, il fallut mettre des gardes au coin des rues pour la guérir ; et l'on établit une patrouille, qui marcha plus de six semaines sans rien rencontrer. Le Moine bourru fit autrefois peur de cette manière à tout Paris.
(p. 156-157)




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