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La fête des noces de l’Amour


Les Divinités qui avaient été partagées entre Vénus et son fils, se réunissent en les voyant d'accord; et toutes ensemble par danses, célèbrent la fête des noces de l'Amour.
Psyché, acte V, scène dernière.

La description des réjouissances finales se trouve chez Apulée, L'Ane d'or :

Nec mora, cum cena nuptialis affluens exhibetur. Accumbebat summum torum maritus Psychen gremio suo complexus. Sic et cum sua Iunone Iuppiter ac deinde per ordinem toti dei. Tunc poculum nectaris, quod uinum deorum est, Ioui quidem suus pocillator ille rusticus puer, ceteris uero Liber ministrabat, Vulcanus cenam coquebat; Horae rosis et ceteris floribus purpurabant omnia, Gratiae spargebant balsama, Musae quoque canora personabant. Tunc Apollo cantauit ad citharam, Venus suaui musicae superingressa formonsa saltauit, scaena sibi sic concinnata, ut Musae quidem chorum canerent, tibias inflaret Saturus, et Paniscus ad fistulam diceret.
(VI, 24)

Ainsi le festin nuptial riche et somptueux fut incontinent appareillé. L’époux tenait le haut bout de la table, et sa Psyché dans son giron. Tout de même séait Jupiter avec sa Junon ; puis ensuite tous les Dieux selon leur rang. Alors ce petit garçon de village échanson de Jupiter, le servait de nectar (c’est le vin des Dieux) et le père Liber en versait aux autres. Vulcain apprêtait les viandes. Les Heures empourpraient tout le Palais de roses et d’autres fleurs. Les Grâces semaient du baume : les Muses aussi d’une très douce et mignarde voix chantaient des airs et faisaient des fredons extrêmement harmonieux. Apollon y joua de sa harpe. La belle Vénus survenant à cette douce Musique, se prit à danser, ayant disposé le bal en sorte que les Muses chantaient en troupe ; un Satyre jouait des hautbois, et Pan du flageolet.
(traduction de Jean de Montlyard, édition de 1648, pp. 179-180)

L’intermède rappelle également:

Tandis qu'on chante, Jupiter descend du ciel dans un trône tout éclatant d'or et de lumières, enfermé dans un nuage qui l'environne. A ses deux côtés, deux autres nuages apportent jusqu'à terre Junon et Neptune, apaisés par les sacrifices des amants ; ils se déploient en rond autour de celui de Jupiter, et occupant toute la face du théâtre, ils font le plus agréable spectacle de toute cette représentation.

SCENE VIII.
JUPITER, JUNON, NEPTUNE, CÉPHÉE, CASSIOPE, ANDROMÈDE, PERSÉE, PHORBAS, AGLANTE ; suite du Roi et de la Reine.

JUPITER, dans son trône, au milieu de l'air
Des noces de mon fils la terre n'est pas digne,
La gloire en appartient aux cieux,
Et c'est là ce bonheur insigne
Qu'en vous fermant mon temple ont annoncé les dieux.
(acte V, scène 8)

Thétis et Pélée paraissent assis sur un haut Trône, dont le dessus se change en une Perspective du firmament, où sont les Amours: Et l'autre partie de la Scène se forme en une Nue au travers de laquelle brillent toutes les Déités accourues aux Noces. Hercule y amène Prométhée délivré par les ordres de Jupiter. Cependant Junon et Hyménée, accompagnés des Intelligences qui composent l'harmonie Céleste, descendent dans une grande Machine, et tout cela s'étant joint aux Arts Libéraux et Mécaniques, de l'invention de Prométhée, qui les a conduits en ce lieu, il se fait un grand Ballet à Terre tandis que les petits Amours en font un autre au plus haut du Ciel.
(acte III, scène dernière)

Hercule, la Beauté, Chœur de Planètes.
Ce Héros que l’Hymen a mis en jouissance
Des plaisirs et de la Beauté,
Souffrit mille travaux avec fermeté :
Les vertus, après la souffrance,
Trouvent, enfin leur récompense,
Et le Ciel est le champ que destinent les Dieux
A leur triomphe glorieux.
[…]
Les diverses Influences des sept Planètes, descendent les unes après les autres, et font autant d’Entrées de Ballet, qui finit par un Chœur d’Etoiles.
(acte V, scène 5 [et dernière])




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