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Je résous mon esprit


"Hé bien, Monsieur, hé bien, puisque sans m'écouter
Vos sentiments brutaux veulent se contenter;
Puisque pour vous réduire à des ardeurs fidèles,
Il faut des nœuds de chair, des chaînes corporelles;
Si ma mère le veut, je résous mon esprit
À consentir pour vous à ce dont il s'agit."
Les Femmes savantes, IV, 2 (v. 1233-1238)

La volte-face d'Armande la place dans une catégorie qui se trouvait décrite au sein de L’Ecole des filles en dialogues (1672) :

- En vérité c’est une chose bien dangereuse de quitter le grand chemin pour se mettre dans quelque petit sentier qui parait d’abord agréable, et dont l’issue néanmoins se trouve souvent très fâcheuse ; et cependant on s’est tellement écarté, qu’il est bien difficile de ne pas se perdre : Et pour moi je ne vois rien de plus ridicule que des filles qui dans le fort de leur jeunesse ont fait une espèce de divorce avec les plaisirs et les ajustements ordinaires de celles de leur âge, retourner ensuite à la bagatelle, et se vouloir remettre en état de plaire, quand il n’est plus du tout de saison.
("Dialogue second : Neobise ou la fille qui ne veut point se marier", p. 152-153)




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